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Le mur de la complexité Tout le monde en parle sans le dire, il y a bien quelques experts pour concéder qu’il est vraiment impossible de prédire quoi que ce soit et puis d’autres comme Jacques Attali ( que j’aime bien par son utopisme raisonnable et rassurant) pour faire des extrapolations sur les pseudo-certitudes d’aujourd’hui . Pourtant il suffit de regarder et de se poser quelques simples questions. Ou va l’argent de la drogue ? Je veux bien admettre quelques saupoudrages aux différents intervenants et les dépenses inconsidérées des soi-disant patrons du trafic (ce qui , en passant, fait travailler beaucoup de monde), mais j’ai beaucoup de peine à croire à ce trop beau résumé. Ou va l’argent des contrefaçons (y compris des médicaments, ce qui est une sorte de meurtre sur confiance et en conscience) ? Quels financiers surfent-ils sur la crise pour accroitre encore leurs pouvoirs inutiles pour le commun des mortels. D’où vient vraiment l’argent des contribuables ? Qui sont ceux qui...
11 Septebre encore Il y a trop de zones d’ombres, de dissimulations, voire de mensonges, pour réduire la catastrophe du 11 septembre à un simple attentat terroriste. Je ne ferais pas la liste, trop longue, je n’en ai ni le courage ni le temps que ça mérite. Si ce n’était qu’un simple attentat terroriste, pourquoi tant de cachoteries et d’obstructions (même selon la commission d’enquête officielle). Il ne me semble pas que les attentats de Paris, Londres ou Madrid n’aient provoqués de telles suspicions. Evidemment il y a quelque chose à cacher. Quoi ? Je ne sais pas. Selon certains, pourquoi remuer le passé inlassablement puisque c’est l’avenir qui compte. Ont-ils oublié les bases de la psychologie ? Une attitude presque subtile pour nous faire accroire que l’histoire n’a pas plus d’importance qu’un délire d’un post doctorant en mal de thèse. Selon d’autres, tout n’est que manipulation pour on ne sait quel intérêt, sauf peut être pour une discréditation de la démocratie, et l’éta...
BRAVO BIGARD J’ai toujours aimé Bigard, pour ses trouvailles (ou celles de son entourage) et sa façon de les mettre en scène. Bien sur il est grossier mais sans jamais remettre en cause les individus, juste les conneries de la vie en société, libre de parole. Après quelques interview un peu gnan-gnan , j’ai douté un moment de sa capacité à continuer dans la provocation salutaire. Et puis voilà qu’il s’attaque au 11 septembre comme j’aurais pu le faire si j’avais son talent. Ses réflexions sont les miennes et celles de beaucoup d’autres. Un jour peut-être quelques uns parleront avant de mourir avec leur terrible secret (on peut toujours rêver). Bigard met les pieds dans le plat (ce serait une bonne affiche). Merci Monsieur Bigard pour votre regard acéré et votre courage en ces temps de crise et donc de confiance bien mal placée (il n’y a pas qu’en bourse qu’on peut se ramasser).
RIONS Nous pouvons toujours trouver des connexions, des ressemblances, des à peut prêt, des intuitions, des théories, des prêches, des incantations, des croyances, des mémoires, des écrits, des traces, des formes, notre ignorance n’a d’égale que notre suffisance. Quand j’écoute les gens (Ce qui signifie littéralement « étude du vrai » selon fr.wiktionary.org) je n’entends pourtant que des certitudes péremptoires, parfois des doutes justifiés pour l’avenir (c’est la moindre des choses), mais presque toujours cette sorte d’ « affirmative action » trop souvent partagée par ceux dont les intérêts ou les espoirs semblent convenir. Nous ne sommes que des animaux grégaires ayant construit un monde virtuel qui n’aura de réalité qu’une seconde du temps cosmique. « Dieu ne joue pas au dé » disait Einstein, mais qui sait ? Ce qui est sur c’est que la grande majorité de la population ne se préoccupe que d’affrontement pour le fric, le sexe, le pouvoir, éventuellement la vie. Pourquoi ne pas l’avou...
FANTASTIQUE SCENARIO Une phrase me revient lancinante « l’homme qui vivra mille ans est déjà né » énoncée tranquillement par un chercheur en biotechnologie au détour d’un zapping sur Arte. Et un scenario de science fiction me colle soudain à la peau. Une lutte sans merci pour une pseudo immortalité parmi les « élites » et les richissimes, et me revient alors ces images de femmes indoues récupérant notre merde, parfois à la main, pour assurer la survie de ses enfants voire de son mari. L’Inde qui possède la bombe atomique et s’offre le luxe d’explorer la lune. L’Inde n’est pas qu’un exemple, c’est comme un modèle, tout les pays « civilisés » fort de leurs prédominances ne font qu’aggraver la situation. Quelques démiurges pour des milliards de miséreux, et une classe moyenne trop heureuse de récolter les miettes de fous inhumains. Je rirais encore si c’était impossible. Je ris encore.
MILLE ANS Vu sur Arte, aux détours d’un zapping publicitaire, un chercheur barbu (comme on en fait plus que chez les Amish) en bio quelque chose, surement (je suis resté accroché au reste de l’émission), déclarer : « l’homme qui vivra mille ans est déjà né ». Ouch ! Ca fait un choc. Je passe sur les techniques, cellules souches, manipulations génétiques, bio-machines, bioélectronique, et j’ai manqué le début. Howard Hughes est né trop tôt. La guerre des futurs pseudo-dieux est elle déjà commencée ? C’est fascinant, du gamin qui explore sans cesse des immenses décharges à ciel ouvert, et vraisemblablement toxiques, pour survivre, à quelques richissimes prêts à tout pour une possible immortalité virtuelle. Allons-nous réaliser une copie de la mythologie grecque avec ses dieux si humains, envieux, jaloux, sadiques ? En tout cas la guerre des demi-dieux sera terrible, jusqu'à ce qu’ils aient détruit la source de leur puissance.
LA PLANETE DES SINGES L’humanité n’a jamais sut que jouer et peu importe les souffrances, les morts, et les ravages, quelques puissants s’amusent dans un monde dont ils ne voient pas même une issue éclairante. Les religions n’ayant manifestement pas révélées de réponses satisfaisantes à un nombre d’hommes sans cesse croissant (j’ai failli oublier les femmes, ce ne sont que ces absurdités du langage dont il faut parfois s’accommoder), il nous faut bien avouer que le chaos qui semble envahir la planète n’était pas totalement imprévisible. Tout est permit, ou presque (je ne sais pas ou est le presque), pour gagner du fric, encore et encore. Et qu’on arrête de nous enfumer avec ces histoires de capitalisme, d’ultralibéralisme, et autres choses en « isme », les hommes sont ainsi fait qu’il faudra sans doutes attendre nos dernières agonies pour reconnaitre enfin ce qu’il aurait fallu faire pour éviter d’en arriver là. La «planète des singes » n’était peut- être qu’un film prémonitoire,...
J'ESSAIE DE SUIVRE Le regard titubant comme la démarche, pas le genre de client qu’on souhaite à minuit passé. Et quand il demande une double vodka orange on se méfie beaucoup. Mais quand après avoir défoncé la vitrine des montres en reculant hasardeusement il vous pointe un flingue dans une direction approximative on commence à avoir peur et franchement la trouille. Voila qu’il demande la caisse, en se dirigeant vers le tabac/jeux qu’a cette heure j’étais le seul à tenir. Je n’étais pas sûr de pouvoir retenir tout mes fluides corporels, mais un examen ultérieur m’a démontré que j’avais été à la hauteur de la situation. Rien d’irréversible sauf une transpiration abondante dont je ne me suis délivrée qu’une demi-heure plus tard. En tout cas je lui ai gentiment filé la caisse, un gentil paquet d’après moi. Une erreur du patron qui aurait du. Le problème avec les « aurait du » c’est qu’ils peuvent se multiplier à l’infini si on a quelques affinités avec l’introspection ou peut être de...
ON NE NOUS DIT PAS TOUT Finalement cette crise financière me fait tristement rigoler et c’est encore une crise d’experts. On a tout entendu depuis designer les responsables (de leurs aveuglements ?). Jusqu’aux justificatifs les plus puérils : les risques étaient manifestes mais les manifestations imprévisibles. L’appât de gains faciles sert sans doute d’œillères à beaucoup d’esprits brillants et donc à ceux qui les écoutent, mais que dire du silence médiatique concernant d’autre esprits non moins brillants et au minimum très sceptiques sinon alarmistes. On peut hésiter entre les théories du complot et celles de la bêtise. Les unes n’excluant d’ailleurs pas les autres. Soyons confiant, nous allons surmonter cette crise. A quel prix ? Nul n’ose trop encore se prononcer, il y a tout de même des limites aux nombres de conneries qu’on peut énoncer dans un trop bref laps de temps. Ne vous inquiétez pas nous allons retrouver cette formidable croissance que limite seulement les ressourc...
PAPA ou PAPE Au delà de nos petites relations, voulues ou non , nous avons tous fait nos choix excluant les connards indécrottables et privilégiant, si possible, les humanoïdes, drôles, inattendus, intéressants, assez cultivés pour nous éblouir un peu sans l’outrecuidance de nous faire paraitre imbéciles. Enfin nous cultivons soigneusement un petit cercle de personnages qui nous passionnent de quelques formes que ce soit. Et puis, un jour peut être , grâce à internet, ces connards et ces êtres passionnants se font des millions. Et si vous maitrisez quelques langues étrangères (y compris les multitudes de langues en inde en chine et ailleurs) des milliards. Une perplexité bien compréhensible devrait vous envahir alors d’avoir oublié quelques choses aux détours de vos réflexions solitairement indéniables. Vos certitudes sont les fondements de votre vie, vos aptitudes à échanger des messages avec tous vos congénères de proximité. Mais voilà s’ils sont des milliards et peut être comme ...
UN EMOI, POURQUOI? J’avais seize ans, plein d’ardeur et d’imagination il m’en fallait surement beaucoup pour crapahuter sur ce chemin inconfortable de cette côte dalmate. Mais j’avais compris la probable présence de quelques femmes adeptes d’un nudisme tentateur. Après quelques kilomètres j’avais bien aperçu quelques chairs dénudées en contrebas, le plus souvent à moitié dissimulées par ces diables de rochers qui formaient ici le principal accès à la mer. Alors, laissant mon courage à mon imagination, je m’aventurais à sautiller sur les pierres plus proches de mes pensées libidineuses. Quelques rencontres malvenues commençaient à m’inciter a rejoindre le chemin plus praticable et surtout plus en accord avec mon esprit tourmenté quand je trouvais mon impossible. Bien dodue de partout, bronzée et légèrement luisante de sueur, les jambes bien écartées offrant ce sexe inconnu ouvert au soleil bienfaisant. Elle n’a pas esquissé le moindre geste, moi nous plus pendant un instant, et puis j...
TOUS FICHES, ET ALORS Tout le monde a ses petits secrets dont parfois l’insignifiance ne révèle que des peurs enfouies dans ce débarras incontrôlé que nous nommons la mémoire. Le plus souvent ces peurs ne sont que les nôtres, entendons par là que leurs révélations ne ferait que rire gentiment des oreilles indiscrètes. Bien sur il y a des horreurs cachées, de l’innommable vécu, des crimes impardonnables. Et alors, si seulement nous pouvions partager nos délires les plus fous, les plus sexuels, les plus morbides, ne serions-nous pas plus fort ? Pas d’une justice changeante et incertaine mais d’une communion explicite pour un châtiment consenti. Nous sommes tous fichés ou en passe de l’être, avec l’informatique à venir même quinze milliards de bipèdes pensant ne pourrons échapper à la réduction de leurs vies à quelques millions de bits comme un pauvre miroir de cette vie que nous ne comprenons pas. Des indigènes d’Amazonie ou de Papouasie auront sans doutes un répit, mais pour combien de ...
DUBAï, LES VRAIES QUESTIONS Dubaï, des travaux pharaoniques qui forcent l’admiration. Ils ont commencé petit , puis un rien plus grand , et l’ ultime . Délire mégalomaniaque, préservation de l’émirat après la fin des réserves de pétrole prévue aux environ de 20016, ou vision pertinente de la structure du monde futur ? On peut supposer un peu des trois d’autant que les préoccupations écologiques de l’émir n’ont pas facilité les travaux. Il est à noter que contrairement aux craintes de certains écologistes coincés, ces iles de rocs et de sable surgies de la mer ont plutôt constituées des bases de fixation et de développement de la faune et de la flore sous marine permettant tous les espoirs. Dans le même esprit tout les systèmes de production d’énergie, production d’eau douce, irrigation des pelouses (il faut bien pouvoir jouer au golf), traitement des déchets sont résolus écologiquement et sans faire appel à ce pétrole qui va bientôt manquer. Tout ceci coûte une fortune que les a...
LECONS, LES CONS Il me semble ne jamais avoir entendu un rescapé de Verdun, ou du débarquement en Normandie, expliquer, avec sérieux, comment s’en sortir entier et vivant. Et encore moins d’écrire des livres bavards, ou faire des conférences hasardeuses, sur un sujet que nous autres pauvres quidams ne pouvons pas comprendre. Dans la vie « ordinaire » il en va tout autrement. Bien sur, il ya en général moins de bombes, mines, balles, roquettes, et autres joyeusetés. Quoique, un tantinet de malchance et vous y êtes pour de vrai. Tout ces minables projectiles et explosifs sont magistralement remplacés par des aléas plus pervers encore. Au début notre patrimoine génétique, si on évite les malformations, les maladies orphelines ou mortelles à plus ou moins long terme, il nous reste encore le lieu géographique de notre naissance, pas tous équivalents, tout le monde en conviendra. Passons sur les considérations géopolitiques pour nous heurter au milieu social, aux parents (s’ils vivent encor...
PETIT A PETIT Un faux air de Jésus Christ blanchi et marqué par ses épreuves, un rien négligé peut être volontairement, les yeux dans le vague bien qu’en mouvements quasi- aléatoires, il paraissait cultiver l’étrangeté séductrice. Son regard ne se fixait qu’un instant sur les restes de mousse de sa bière qu’il consommait avec une parcimonie étudiée. Tout semblait factice à cette heure ou les convenances cédaient rapidement la place aux envies brutales. Il devenait doucement la principale attention des femmes encore négligées . Toutes ces parades amoureuses me fascinaient bien qu’il ne soit nullement question d’amour mais de sexe. Mais qui sait ? Soudain son indifférence ne me voilât plus sa singularité, il voyageait dans un autre monde ou la réalité réduite à des rêves impossibles n’avait plus que les attraits de souvenirs perdus. Les quelques femmes qui le couvaient encore de regards languissants n’avaient aucunes chances. Il était beau, torturé, mais ailleurs, inaccessible.
L'INTEGRISME REVIENT PARTOUT Et voilà que l’anthropocentrisme revient aux détours des pathétiques simulations numériques d’astrophysiciens en mal de théories adéquates. Notre système solaire bénéficierait d’une configuration si exceptionnelle que notre existence serait en quelque sorte divinisée. C’est quand même oublier un peu vite le nombre extraordinaire de galaxies dans l’univers ainsi que le nombre aussi impressionnant de paramètres hautement spéculatifs, inconsistants , inutiles, ou complètement ignorés, dans ces simulations qui peuvent parfois se réduire à des jeux d’enfants gâtés. La cosmologie qui me fait toujours rêver ne peut se résoudre avec ces simulations trop souvent prétentieuses et inutiles. Et puis, quand on constate les incroyables capacités d’auto-organisation ou d’auto-structuration des particules, atomes, molécules, protéines, nanoparticules ne peut-on supposer que ce sont les conditions environnementales qui déterminent les formes de vies adaptées à se dével...
LE DEBUT D'UNE SUITE? J’ai encore remplacé Michel , presque tout les soirs ou je suis de congé depuis environ trois mois. Un autre qui vient bosser à reculons quoiqu’il ait des circonstances atténuantes à ce je crois savoir. Moi, je ne refuse jamais les suppléments de fric, lui doit sacrement être dans la merde. Il va quand même falloir que je prenne des congés même s’il me fait un peu pitié. Je déteste ce sentiment qui sous-entend une supériorité inavouable et rassurante. L’après midi est un autre monde, de plus en plus bruyant avec les courses a Vincennes et ensuite les sorties de travail avec ses défouloirs et ses dragues plus ou moins explicites. Les vrais amoureux ne sont pas encore là, les vrais alcooliques si. Pas encore emmerdants mais à manier avec précautions, trouver des petits trucs pour retarder la livraison de la prochaine dose. C’est peu de chose pour prévenir, peut-être suffisant pour éviter les esclandres. Voila Marielle, visiblement une forte nature avec une voi...
LA CULTURE, QUOI EST CE? L’art et la culture ne sont que les confirmations peureuses de nos ignorances. Les validations aléatoires de nos hésitations. Les incertitudes imperceptibles de nos mémoires si faillibles. Qui n’a jamais douté de ses souvenirs ? J’ai parfois eu quelques étranges expériences, les certitudes d’avoir accomplis certaines actions jusqu'à ce que ma mémoire corporelle ne me souffle impérativement : mais non tu n’a pas bougé. Elle avait raison bien sur, il fallait juste me mouvoir un peu dans réalité pour percevoir combien ces illusions n’étaient vraiment qu’illusoires. La réalité a toujours raison. La science n’est qu’une illusion de plus pour nous faire patienter. Vers quoi ? Nos créateurs eux même le savent-ils encore ? Et si l’univers n’était qu’une sorte d’éruption volcanique dans un monde dont nous ignorons tout ? Ne pense-il pas aussi à des échelles de millénaires (voir plus), nos ridicules facéties n’étant que les ombres d’une fantastique intelligence dont ...
TOUT LE MONDE PUE La vieille puait, c’était incontestable pour quiconque n’avait pas une affection nasale n’ayant d’autre but que celui de ne pas sentir. Le premier signe du désintérêt et pire encore celui de l’ignorance méprisante. Je me souviens encore de ses haltes de vieillesse en montant la petite cote qui le ramenait chez elle. Cette odeur, de loin pas insupportable, n’était que le signe de son passage. Le signe de sa vie persistante envers et contre tous. Je suis souvent passé devant chez elle, une pauvre baraque au fond d’un jardin en friche. Je n’ai jamais affronté son regard tant mes frayeurs imbéciles voilaient mes regards hésitants. Je ne l’ai rencontrée qu’une fois ou deux (ou trois pourquoi pas) chez l’épicière du coin. En ce temps là il y avait encore des épicières, et même si je n’ai rien contre les arabes il m’arrive de regretter ces longues attentes derrière ces femmes quasi séniles pour enfin être servi par cette brave femme plus que rondelette. Ma vision s’étant al...
MEMOIRE Un vieil autorail grimpe péniblement une voie désaffectée entretenue par quelques nostalgiques qui partagent presque l’âge du chauffeur. Une bonne soixantaine bien tassée remplie des souvenirs d’une vie banale, sauf peut être pendant la guerre. Oh, rien de bien glorieux, simplement une complicité dangereuse, ils n’en parlaient jamais. Les quelques allusions échappées quelquefois suite à un peu trop de verres de rouge ne pouvaient reconstituer une histoire, seulement en percevoir les contours pas toujours très propres. J’avais un voisin rescapé de la guerre de 14-18, Verdun, les gaz et autres abominations. Il n’a jamais répondu à mes questions enfantines ni à celles de mon adolescence curieuse. Il éludait même les remarques interrogatives de mon père si fier de sa résistance passive et de son activité de dernières heures qu’il présentait bien sur avec beaucoup plus d’imagination. Depuis , je n’ai cessé de respecter cet homme qui avait connu l’enfer et n’avait jamais voulu le...