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LA PLANETE DES SINGES L’humanité n’a jamais sut que jouer et peu importe les souffrances, les morts, et les ravages, quelques puissants s’amusent dans un monde dont ils ne voient pas même une issue éclairante. Les religions n’ayant manifestement pas révélées de réponses satisfaisantes à un nombre d’hommes sans cesse croissant (j’ai failli oublier les femmes, ce ne sont que ces absurdités du langage dont il faut parfois s’accommoder), il nous faut bien avouer que le chaos qui semble envahir la planète n’était pas totalement imprévisible. Tout est permit, ou presque (je ne sais pas ou est le presque), pour gagner du fric, encore et encore. Et qu’on arrête de nous enfumer avec ces histoires de capitalisme, d’ultralibéralisme, et autres choses en « isme », les hommes sont ainsi fait qu’il faudra sans doutes attendre nos dernières agonies pour reconnaitre enfin ce qu’il aurait fallu faire pour éviter d’en arriver là. La «planète des singes » n’était peut- être qu’un film prémonitoire,...
J'ESSAIE DE SUIVRE Le regard titubant comme la démarche, pas le genre de client qu’on souhaite à minuit passé. Et quand il demande une double vodka orange on se méfie beaucoup. Mais quand après avoir défoncé la vitrine des montres en reculant hasardeusement il vous pointe un flingue dans une direction approximative on commence à avoir peur et franchement la trouille. Voila qu’il demande la caisse, en se dirigeant vers le tabac/jeux qu’a cette heure j’étais le seul à tenir. Je n’étais pas sûr de pouvoir retenir tout mes fluides corporels, mais un examen ultérieur m’a démontré que j’avais été à la hauteur de la situation. Rien d’irréversible sauf une transpiration abondante dont je ne me suis délivrée qu’une demi-heure plus tard. En tout cas je lui ai gentiment filé la caisse, un gentil paquet d’après moi. Une erreur du patron qui aurait du. Le problème avec les « aurait du » c’est qu’ils peuvent se multiplier à l’infini si on a quelques affinités avec l’introspection ou peut être de...
ON NE NOUS DIT PAS TOUT Finalement cette crise financière me fait tristement rigoler et c’est encore une crise d’experts. On a tout entendu depuis designer les responsables (de leurs aveuglements ?). Jusqu’aux justificatifs les plus puérils : les risques étaient manifestes mais les manifestations imprévisibles. L’appât de gains faciles sert sans doute d’œillères à beaucoup d’esprits brillants et donc à ceux qui les écoutent, mais que dire du silence médiatique concernant d’autre esprits non moins brillants et au minimum très sceptiques sinon alarmistes. On peut hésiter entre les théories du complot et celles de la bêtise. Les unes n’excluant d’ailleurs pas les autres. Soyons confiant, nous allons surmonter cette crise. A quel prix ? Nul n’ose trop encore se prononcer, il y a tout de même des limites aux nombres de conneries qu’on peut énoncer dans un trop bref laps de temps. Ne vous inquiétez pas nous allons retrouver cette formidable croissance que limite seulement les ressourc...
PAPA ou PAPE Au delà de nos petites relations, voulues ou non , nous avons tous fait nos choix excluant les connards indécrottables et privilégiant, si possible, les humanoïdes, drôles, inattendus, intéressants, assez cultivés pour nous éblouir un peu sans l’outrecuidance de nous faire paraitre imbéciles. Enfin nous cultivons soigneusement un petit cercle de personnages qui nous passionnent de quelques formes que ce soit. Et puis, un jour peut être , grâce à internet, ces connards et ces êtres passionnants se font des millions. Et si vous maitrisez quelques langues étrangères (y compris les multitudes de langues en inde en chine et ailleurs) des milliards. Une perplexité bien compréhensible devrait vous envahir alors d’avoir oublié quelques choses aux détours de vos réflexions solitairement indéniables. Vos certitudes sont les fondements de votre vie, vos aptitudes à échanger des messages avec tous vos congénères de proximité. Mais voilà s’ils sont des milliards et peut être comme ...
UN EMOI, POURQUOI? J’avais seize ans, plein d’ardeur et d’imagination il m’en fallait surement beaucoup pour crapahuter sur ce chemin inconfortable de cette côte dalmate. Mais j’avais compris la probable présence de quelques femmes adeptes d’un nudisme tentateur. Après quelques kilomètres j’avais bien aperçu quelques chairs dénudées en contrebas, le plus souvent à moitié dissimulées par ces diables de rochers qui formaient ici le principal accès à la mer. Alors, laissant mon courage à mon imagination, je m’aventurais à sautiller sur les pierres plus proches de mes pensées libidineuses. Quelques rencontres malvenues commençaient à m’inciter a rejoindre le chemin plus praticable et surtout plus en accord avec mon esprit tourmenté quand je trouvais mon impossible. Bien dodue de partout, bronzée et légèrement luisante de sueur, les jambes bien écartées offrant ce sexe inconnu ouvert au soleil bienfaisant. Elle n’a pas esquissé le moindre geste, moi nous plus pendant un instant, et puis j...
TOUS FICHES, ET ALORS Tout le monde a ses petits secrets dont parfois l’insignifiance ne révèle que des peurs enfouies dans ce débarras incontrôlé que nous nommons la mémoire. Le plus souvent ces peurs ne sont que les nôtres, entendons par là que leurs révélations ne ferait que rire gentiment des oreilles indiscrètes. Bien sur il y a des horreurs cachées, de l’innommable vécu, des crimes impardonnables. Et alors, si seulement nous pouvions partager nos délires les plus fous, les plus sexuels, les plus morbides, ne serions-nous pas plus fort ? Pas d’une justice changeante et incertaine mais d’une communion explicite pour un châtiment consenti. Nous sommes tous fichés ou en passe de l’être, avec l’informatique à venir même quinze milliards de bipèdes pensant ne pourrons échapper à la réduction de leurs vies à quelques millions de bits comme un pauvre miroir de cette vie que nous ne comprenons pas. Des indigènes d’Amazonie ou de Papouasie auront sans doutes un répit, mais pour combien de ...
DUBAï, LES VRAIES QUESTIONS Dubaï, des travaux pharaoniques qui forcent l’admiration. Ils ont commencé petit , puis un rien plus grand , et l’ ultime . Délire mégalomaniaque, préservation de l’émirat après la fin des réserves de pétrole prévue aux environ de 20016, ou vision pertinente de la structure du monde futur ? On peut supposer un peu des trois d’autant que les préoccupations écologiques de l’émir n’ont pas facilité les travaux. Il est à noter que contrairement aux craintes de certains écologistes coincés, ces iles de rocs et de sable surgies de la mer ont plutôt constituées des bases de fixation et de développement de la faune et de la flore sous marine permettant tous les espoirs. Dans le même esprit tout les systèmes de production d’énergie, production d’eau douce, irrigation des pelouses (il faut bien pouvoir jouer au golf), traitement des déchets sont résolus écologiquement et sans faire appel à ce pétrole qui va bientôt manquer. Tout ceci coûte une fortune que les a...
LECONS, LES CONS Il me semble ne jamais avoir entendu un rescapé de Verdun, ou du débarquement en Normandie, expliquer, avec sérieux, comment s’en sortir entier et vivant. Et encore moins d’écrire des livres bavards, ou faire des conférences hasardeuses, sur un sujet que nous autres pauvres quidams ne pouvons pas comprendre. Dans la vie « ordinaire » il en va tout autrement. Bien sur, il ya en général moins de bombes, mines, balles, roquettes, et autres joyeusetés. Quoique, un tantinet de malchance et vous y êtes pour de vrai. Tout ces minables projectiles et explosifs sont magistralement remplacés par des aléas plus pervers encore. Au début notre patrimoine génétique, si on évite les malformations, les maladies orphelines ou mortelles à plus ou moins long terme, il nous reste encore le lieu géographique de notre naissance, pas tous équivalents, tout le monde en conviendra. Passons sur les considérations géopolitiques pour nous heurter au milieu social, aux parents (s’ils vivent encor...
PETIT A PETIT Un faux air de Jésus Christ blanchi et marqué par ses épreuves, un rien négligé peut être volontairement, les yeux dans le vague bien qu’en mouvements quasi- aléatoires, il paraissait cultiver l’étrangeté séductrice. Son regard ne se fixait qu’un instant sur les restes de mousse de sa bière qu’il consommait avec une parcimonie étudiée. Tout semblait factice à cette heure ou les convenances cédaient rapidement la place aux envies brutales. Il devenait doucement la principale attention des femmes encore négligées . Toutes ces parades amoureuses me fascinaient bien qu’il ne soit nullement question d’amour mais de sexe. Mais qui sait ? Soudain son indifférence ne me voilât plus sa singularité, il voyageait dans un autre monde ou la réalité réduite à des rêves impossibles n’avait plus que les attraits de souvenirs perdus. Les quelques femmes qui le couvaient encore de regards languissants n’avaient aucunes chances. Il était beau, torturé, mais ailleurs, inaccessible.
L'INTEGRISME REVIENT PARTOUT Et voilà que l’anthropocentrisme revient aux détours des pathétiques simulations numériques d’astrophysiciens en mal de théories adéquates. Notre système solaire bénéficierait d’une configuration si exceptionnelle que notre existence serait en quelque sorte divinisée. C’est quand même oublier un peu vite le nombre extraordinaire de galaxies dans l’univers ainsi que le nombre aussi impressionnant de paramètres hautement spéculatifs, inconsistants , inutiles, ou complètement ignorés, dans ces simulations qui peuvent parfois se réduire à des jeux d’enfants gâtés. La cosmologie qui me fait toujours rêver ne peut se résoudre avec ces simulations trop souvent prétentieuses et inutiles. Et puis, quand on constate les incroyables capacités d’auto-organisation ou d’auto-structuration des particules, atomes, molécules, protéines, nanoparticules ne peut-on supposer que ce sont les conditions environnementales qui déterminent les formes de vies adaptées à se dével...
LE DEBUT D'UNE SUITE? J’ai encore remplacé Michel , presque tout les soirs ou je suis de congé depuis environ trois mois. Un autre qui vient bosser à reculons quoiqu’il ait des circonstances atténuantes à ce je crois savoir. Moi, je ne refuse jamais les suppléments de fric, lui doit sacrement être dans la merde. Il va quand même falloir que je prenne des congés même s’il me fait un peu pitié. Je déteste ce sentiment qui sous-entend une supériorité inavouable et rassurante. L’après midi est un autre monde, de plus en plus bruyant avec les courses a Vincennes et ensuite les sorties de travail avec ses défouloirs et ses dragues plus ou moins explicites. Les vrais amoureux ne sont pas encore là, les vrais alcooliques si. Pas encore emmerdants mais à manier avec précautions, trouver des petits trucs pour retarder la livraison de la prochaine dose. C’est peu de chose pour prévenir, peut-être suffisant pour éviter les esclandres. Voila Marielle, visiblement une forte nature avec une voi...
LA CULTURE, QUOI EST CE? L’art et la culture ne sont que les confirmations peureuses de nos ignorances. Les validations aléatoires de nos hésitations. Les incertitudes imperceptibles de nos mémoires si faillibles. Qui n’a jamais douté de ses souvenirs ? J’ai parfois eu quelques étranges expériences, les certitudes d’avoir accomplis certaines actions jusqu'à ce que ma mémoire corporelle ne me souffle impérativement : mais non tu n’a pas bougé. Elle avait raison bien sur, il fallait juste me mouvoir un peu dans réalité pour percevoir combien ces illusions n’étaient vraiment qu’illusoires. La réalité a toujours raison. La science n’est qu’une illusion de plus pour nous faire patienter. Vers quoi ? Nos créateurs eux même le savent-ils encore ? Et si l’univers n’était qu’une sorte d’éruption volcanique dans un monde dont nous ignorons tout ? Ne pense-il pas aussi à des échelles de millénaires (voir plus), nos ridicules facéties n’étant que les ombres d’une fantastique intelligence dont ...
TOUT LE MONDE PUE La vieille puait, c’était incontestable pour quiconque n’avait pas une affection nasale n’ayant d’autre but que celui de ne pas sentir. Le premier signe du désintérêt et pire encore celui de l’ignorance méprisante. Je me souviens encore de ses haltes de vieillesse en montant la petite cote qui le ramenait chez elle. Cette odeur, de loin pas insupportable, n’était que le signe de son passage. Le signe de sa vie persistante envers et contre tous. Je suis souvent passé devant chez elle, une pauvre baraque au fond d’un jardin en friche. Je n’ai jamais affronté son regard tant mes frayeurs imbéciles voilaient mes regards hésitants. Je ne l’ai rencontrée qu’une fois ou deux (ou trois pourquoi pas) chez l’épicière du coin. En ce temps là il y avait encore des épicières, et même si je n’ai rien contre les arabes il m’arrive de regretter ces longues attentes derrière ces femmes quasi séniles pour enfin être servi par cette brave femme plus que rondelette. Ma vision s’étant al...
MEMOIRE Un vieil autorail grimpe péniblement une voie désaffectée entretenue par quelques nostalgiques qui partagent presque l’âge du chauffeur. Une bonne soixantaine bien tassée remplie des souvenirs d’une vie banale, sauf peut être pendant la guerre. Oh, rien de bien glorieux, simplement une complicité dangereuse, ils n’en parlaient jamais. Les quelques allusions échappées quelquefois suite à un peu trop de verres de rouge ne pouvaient reconstituer une histoire, seulement en percevoir les contours pas toujours très propres. J’avais un voisin rescapé de la guerre de 14-18, Verdun, les gaz et autres abominations. Il n’a jamais répondu à mes questions enfantines ni à celles de mon adolescence curieuse. Il éludait même les remarques interrogatives de mon père si fier de sa résistance passive et de son activité de dernières heures qu’il présentait bien sur avec beaucoup plus d’imagination. Depuis , je n’ai cessé de respecter cet homme qui avait connu l’enfer et n’avait jamais voulu le...
VULGAIRE, POURQUOI PAS? Une grande cour pavée de larges pierres vaguement carrées que le temps et les pas d’innombrables hommes avait réussi à rendre lisse et presque parfaite sauf après un peu de pluie. Mais la pluie était rare en cet endroit oublié et les glissades encore plus imprévisibles et donc plus drôles. Entouré de galeries presqu’en ruines ce cloitre encore baigné de sa fraicheur matinale m’indiquait toujours le sens de mes pensées pour la journée à venir. Quelques frères tournaient et psalmodiaient comme moi , j’étais cependant distrait par ce que je ne sais quoi d’inhabituel. J’avais beau humer, écouter, regarder en tous sens, rien ne m’étais perceptible que cette gêne persistante qui perturbait ma prière quotidienne. Ah ! Si ce point brillant dans le ciel qui virevoltait comme un papillon dans la lumière. Je me frottais un peu les yeux et constatais que les autres aussi suivaient attentivement les mouvements imprévisibles de cette étrange facétie maintenant éclatante. U...
EN VRAC Nous ne sommes les jouets que de nos propres croyances. D’accord, vous ne vouliez pas que je crie, alors je ne ferais que murmurer pour que les crétins ne puissent entendre. Au départ, je sais que j’existe parce que je le sens et puis j’apprends que mes sensations obéissent à une hiérarchie complexe. D’abord le déplaisir et en principe juste après le plaisir de l’absence du déplaisir et alors le plaisir d’éviter la survenue du déplaisir, c’est a un de ces moments là que ça se complique. Notre pauvre cerveau peut parfois se perdre dans des détails presque insignifiants. Les croyances humaines sont toutes fondées sur une sorte de principe de généralisation de règles localement naturelles (dans le temps et dans les échelles de dimensions) à l’ensemble de l’univers observable. Exemple trivial, si je te file un grosse beigne tu va valser par terre sauf que si tu es un ours j’aurais très mal au bras et une irrésistible envie de courir. Imaginez il y a 13 milliards d’années, un gigan...
UNE CROTTE DE BICQUE VAUT MIEUX QU'UN LITRE DE PETROLE Dans un maelstrom d’énergie incontrôlable des galaxies vont bientôt se former. Les nuages de gaz incandescents vont bientôt se regrouper au gré de lois que nous nommons « hasard ». Un centre va se former comme un chef de tribu, entrainant tout ce qui l’entoure dans une folle rotation d’origine inconnue. En bref nous ne savons rien, pas plus que nos frère d’Australie ou d’Amazonie. Nous avons juste découvert quelques trouvailles technologiques dont l’impact a cependant enflé notre tête au delà même de ce qu’il lui était attribuée. Bien sur ils y a les optimistes imbus de l’assurance qui à toujours dictée leurs carrières si précieuse. Bien sur ils y a les optimistes qui remarquent avec raisons que l’ensemble des phénomènes qui gouvernent l’évolution du climat nous sont parfaitement inconnus. Parmi ceux-ci, il convient de faire une distinction, ceux qui complètement ignares ou idiots refusent le changement climatique. Et ceux ( le...
RIRE EST LA SEULE SURVIE Sur la porte il n’ya avait qu’un simple nom « ADAM », ce qui ne voulait rien dire vu que la quasi-totalité de la populations était analphabète. Et puis un nom ne veut rien dire, c’etait juste un signe de reconnaissance. Parfois une indication pour quelques voyageurs égarés. Hélas la multiplication des signes a entrainé celle de prétendus interprètes et pourquoi pas celle de banquiers avant l’heure. De simples profiteurs malicieusement postés aux frontières de territoires encore bien mal définis. Ils ont profité de tout, des distances déformant l’information, des coutumes s’établissant lentement et surement, des litiges toujours présents. Ils ont fait leurs fortunes sur nos prétendues différences et incompatibilités, installé un système qu’ils ne pouvait plus contrôler mais en profiter bien sur. Des générations de voleurs officiels luttant farouchement contre les mafias indépendantes . Nul ne saurait bien sur faire un rapprochement avec ce qui pourrit le monde...
INNOCENCE Sur cette lande nue rien n’était plus lointain que ce nuage gris. Les animaux s’agitaient inexplicablement comme le vent d’ailleurs qui semblait vomir une colère secrète. Lorsque le ciel à grondé je me suis refugiée avec les bêtes, pas par peur mais par connivence. J’ai soudain perçu l’ampleur de se qui nous réunissait. L’orage passé , j’ai remis bon ordre dans cette impétuosité sans objet. Mon père m’a rabâché un sermon pour avoir préféré l’étable malodorante plutôt que le calme auprès de la cheminée rassurante. J’avais bien trop peu d’expérience pour savoir comment les adultes se réconfortent avec un feu de bois. J’ai bien appris depuis, et parfois je regrette mon étable enfantine.
FILM OU TABLEAU Qui nous dit qu’une question doit avoir une réponse. Et une question avec des moyens aussi approximatifs que des mots peut elle avoir une réponse avec des moyens aussi approximatifs eux aussi ? Nous ne pouvons poser la bonne question car nous ne pourrions comprendre la réponse. Le temps nous est toujours incompréhensible même si nous croyons le mesurer avec la plus ultime précision. Et sans la compréhension du temps toutes les questions du monde ne sont jamais que des cercles viciés. Je pense alors à la fourmi d’un Ami qui s’obstine a faire le tour du bord d’un verre inlassablement , ou au poisson de Bigard qui n’ayant que trois secondes de mémoire trouve toujours un plaisir constant à tourner sans fin dans son bocal. Le temps existe-t-il ou seulement notre perception du temps ? Et si dieu nous avait seulement condamné à ne regarder l’univers que comme un film plutôt qu’un tableau ?